L’artiste

Yann-Eric EICHENBERGER né en France en 1974, apprend les bases du modelage avec son grand-père Jean-Pierre EICHENBERGER.

Cet apprentissage s’articule autour de deux grandes règles:

« Il faut faire circuler la lumière »

« La démonstration du contraire »…

 

Il réalise avec lui en 1996 une sculpture monumentale de 30m de long et 6m de haut qui va être le déclic. Une année de travail quotidien qu’il considère aujourd’hui comme sa seule « école d’art ».

En parallèle, un deuxième maître, Guy Leriche, va lui enseigner de façon intensive à « réaliser et finaliser» ses sculptures, travail en terre de Bollène, matériau exceptionnel qu’il va travailler près de dix ans.

En 2000, première exposition personnelle dans un ancien fort militaire où il s’occupe sur place de la gestion d’une quinzaine d’ateliers d’artistes de tous genres. L’exposition est un succès, il décide à cette date de se consacrer entièrement à la sculpture.

2001-2008 Période en Terre de Bollène, figuratif féminin, grandes pièces jusqu’à 1m80, expositions locales sud-est (d’Aix-en-Provence à Genève), marchés d’art, essais en tous genre de « mise en scène » des sculptures, recherches en colorations, oxydes, enfumages.

Mais de toutes les expérimentations, les découvertes issues des premières sculptures en bois d’olivier à partir de 2004 ne le quitteront plus.

Depuis 2008  Le  plaisir de la sculpture sur bois est immense.  Il travaille des essences locales (Baronnies/Provence), comme un besoin de connaître l’arbre et l’existence qu’il a vécu, le paysage, son quotidien, ce qui l’a façonné. Il privilégie la quête de troncs « morts sur pied », c’est-à-dire sans vie et encore debout, sans surprise cet état permet une appréciation immédiate des qualités et défauts du bois.

En 2014-2015:  Certaines pièces s’habillent de couleur, l’Humain au cœur du sujet, un peuple en bois, la recherche  de notre double végétal…

Apparition des premiers bronzes en 2016, naissance de l’immortalité du caractère unique de ces arbres…

De l’arbre à l’homme

A la tronçonneuse pour toute l’ébauche, puis à travers de multiples étapes de ponçages, je cherche à révéler autant le graphisme du bois qu’à tendre les plans et les courbes.
Les pièces sont toutes vernies, en grande majorité polyuréthane dilution essence de térébenthine en trois couches, assurant une tenue à l’extérieur qui nécessite un entretien annuel pour conserver l’aspect brillant. Il est également possible de laisser vivre le sujet, le temps est un artiste !
Elles sont toutes signées, et contresignées avec date, en guise d’authentification. Ces mentions sont toutes gravées.
Depuis août 2015, les grands formats destinés à l’extérieur sont  traités par trempage dans un bain d’huile de lin chaude (130°c).

Essences locales privilégiées : Cade, cyprès, cèdre, orme, olivier, amandier, arbousier, mûrier blanc.

Du bois au bronze

La naissance d’un bronze  est l’effet magique d’une rencontre entre l’artiste et le fondeur.
Toujours dans l’ombre du sculpteur, les fondeurs travaillent dans les coulisses,  acteurs à part entière de la révélation.
De la fusion naîtra l’œuvre d’art qui sera  ciselée et polie en sublimant la matière et en lui rendant tout son éclat.